4 % de la population a développé des anticorps contre le SARS-CoV-2 entre mai et novembre 2020

Josiane Warszawski (Inserm, Univ. Paris-Saclay, AP-HP), Nathalie Bajos (Inserm/ Iris/EHESS), Vianney Costemalle, Salomé Leblanc (DREES) en collaboration avec l’équipe EpiCov

Études et résultats

N° 1202

Paru le 30/07/2021 Màj le 01/09/2021

Résumé

Six mois après un premier volet réalisé en mai 2020, l’enquête nationale Épidémiologie et Conditions de vie (EpiCov) révèle que 6,2 % de la population possède des anticorps contre le SARS-CoV-2 en novembre 2020, en France métropolitaine, chez les personnes de 15 ans ou plus hors Ehpad. Cette séroprévalence est inférieure à la proportion de personnes ayant été contaminées par le virus depuis le début de l’épidémie, car les anticorps peuvent disparaître avec le temps chez les personnes infectées. Entre mai et novembre 2020, on estime que 4,0 % de la population a développé des anticorps contre le virus, portant la part de la population contaminée par le virus depuis le début de l’épidémie à au moins 8,5 % en novembre 2020.

En Île-de-France, le niveau de séroprévalence reste le plus élevé, avec 11 % des Franciliens de 15 ans ou plus ayant des anticorps en novembre 2020, devant l’Auvergne-Rhône-Alpes (8,4 %). Par ailleurs, contrairement à la première vague épidémique, les adolescents et les jeunes adultes ont été plus touchés par le virus que les adultes d’âges intermédiaires lors de la seconde vague : 10,1 % des 15 à 20 ans ont des anticorps, contre 6,7 % des 30 à 49 ans et 4 % des plus de 64 ans.

Vivre dans une zone à forte densité de population ou exercer une profession essentielle dans le domaine du soin reste associé, comme lors de la première vague, à une séroprévalence plus élevée.

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